Inside Mae La

MaeLaEn 2009, après plusieurs semaines de tractation,  j’obtenais l’autorisation de passer deux jours et une nuit à Mae La (camps de réfugiés Birman à la frontière Thaïlandaise) pour réaliser un reportage photo sur le travail d’Aide Médicale Internationale.

Première Urgence – Aide Médicale Internationale (PU-AMI) a sélectionné une de ces photos pour une exposition sur"L’action humanitaire en images". Une belle reconnaissance de ce travail jusque là resté un peu dans l’ombre.

Leviathan

Embarquement pour une immersion documentaire sur un bateau de pèche industrielle. Un film qui bouscule les codes documentaires et écarte la narration au profit d’une expérience visuelle  brute et sans détour.

Enfin, c’est ce que j’imagine (d’après la bande-annonce et quelques articles mitigés sur ce film). Leviathan n’est pas distribué chez nous mais est résolument à voir sur grand écran, si quelqu’un a une piste, je suis preneur.

Une bière avec Philibert

Nicolas Philibert était à Mons  (hum, y’a 3 semaines déjà, pas eu le temps poster plus tôt…) pour présenter  "La Maison de la radio", son dernier long métrage documentaire.

Filmer la radio, et mettre en images ces voix qui se jouent tellement de notre imaginaire, est un pari plutôt casse-gueule relevé ici haut la main par le réalisateur d’Etre et avoir.

Finis les compris, le réalisateur opère désormais à la caméra et au montage et réussi -presque tout seul- un documentaire rythmé, drôle et immersif.

Aux stars du micro, il préfère les techniciens, journalistes, réalisateurs, les musiciens, chanteurs, et bien sûr le public aux oreilles aguerries… Le hors-champ fonctionne à merveille lorsqu’il nous montre le visage – expressif à souhait – de cette réalisatrice en pleine direction d’acteur. Dudit acteur on n’étendra que la voix (comme pour le technicien dont on ne voit que la moustache) et ça fonctionne à merveille. Le montage  bondit d’un personnage, d’un studio à l’autre et enchaine avec humour, façon zapping. Le cinéaste nous offre également une superbe séquence de silence à travers la somme de ces petits moments où animateurs, journalistes, orchestres, public… sont, pour un instant, le nez au vent, pendus au top départ de l’enregistrement.

Après la projection, traditionnel question-réponse avec un Nicoals Phillibert déconcertant de simplicité et d’humilité. On sort donc enchanté et la conscience heureuse d’avoir soutenu le vrai cinéma documentaire et pour fêter ça, on s’offre une petite spéciale sur notre charmante place de Mons. Mais alors qu’on commande (déjà) la deuxième, un petit bonhomme déambule l’air perdu à la recherche d’une table. Nicolas Philibert évidemment !

Il va sans dire qu’on lui a offert une bière et les yeux (et les oreilles) émerveillés, on l’a écouté parler de cinéma pendant une heure et demi. Il ensuite reparti tranquillement en nous souhaitant le meilleur pour la suite.

Pour fêter cette belle rencontre, on a repris une spéciale…


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J’ai vu "Searching for sugar man"

Un an après tout le monde, je me suis enfin décidé à aller voir le fameux "Searching for Sugar Man" (oscar documentaire 2013). En salle s’il vous plait, dans le dernier cinéma qui le propose à Bruxelles, à savoir l’Aventure. Petite salle intimiste, genre 50 places et un écran de 3m de large, ambiance idéale pour un bon moment. Et j’ai pas été déçu !

Quelle histoire incroyable et quel plaisir de la voir mise en images. Superbes plans, des travelling diablement efficaces et cette musique qui transforme tout en rêves…

Un tout bon moment de cinéma dont on sort avec le sourire, comme promis.

Perdue dans l’enfer Syrien

Francesca Borri

Photo : Alessio Romenzi

Il m’a finalement écrit. Voilà plus d’un an que je lui envoie des articles à la pige. Pour lui, j’ai attrapé la typhoïde et reçu une balle dans le genou. Aujourd’hui, mon rédacteur en chef a regardé les infos et a pensé que je faisais partie des journalistes italiens qui ont été kidnappés. Il m’a envoyé un e-mail: «Si tu trouvais une connexion, pourrais-tu tweeter ta captivité ?» >> Lire la suite

La claque ! C’est le sentiment ressenti à la lecture de ce coup de gueule de Francesca Borri . Cette pigiste italienne explique sa désastreuse expérience de pigiste en Syrie avec une franchise et une autocritique qui forcent le respect.

Un texte qui bouscule et  dégoute un peu plus d’une presse contemporaine qui s’enferme dans le sensationnel et l’entertainment  sous prétexte de crise budgétaire alors qu’au même moment on apprend que la presse en ligne n’est pas si peu rentable.

Et que dire des journaux télévisés de l’été qui nous baladent avec la hausse, puis la baisse des températures, les soldes, les festivals… L’actualité internationale ? Euh…le Tour de France, le royal baby et bien sûr la menace terroriste des méchants barbus sur les gentils obèses qui est relayée sagement par nos médias…

Quid d’une vraie analyse de la situation en Syrie, en Tunisie, en Egypte ? Où en est-on avec les présidentielles au Mali et en Afganistan ? Que se passe-t-il réellement au Yemen ? Quant à l’Asie et l’Amérique du Sud, rien de neuf sous le soleil ?