Guéckedou

Ebola Outbreak in Guinea

L’épidémoilogiste Michel Van Herp explique à la population du village Gbando (Guinée forestière) ce qu’est le virus Ebola et comment éviter la transmission.

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Les hygiénistes en combinaison de protection dans la zone haut risque.

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Sortie de la zone d’isolement. L’équipe médicale récupère après avoir passé entre 30 min et une heure sous une combinaison de protection, à soigner les patients atteint par le virus Ebola.

© Pictures by Joffrey Monnier for MSF

Première mission : Ebola

http://youtu.be/_NBwNxIIxTs

En mars dernier j’ai effectué ma première mission terrain pour Médecins Sans Frontières. Direction la Guinée pour ramener des images de l’action MSF en réponse à l’épidémie Ebola qui sévit dans le pays. Quelques infos sur le virus Ebola

A peine débarqué de l’avion, les premières questions fusent : " Vous travaillez pour MSF ? La maladie là, c’est vrai qu’il y a pas de médicaments pour ça ? ". Je tente de rassurer comme je peux, le premier briefing reçu à Bruxelles la veille se révèle déjà utile.

Un gros 4×4 blanc MSF m’attend sur le parking. C’est mon premier trajet dans ce qui est un peu devenu un des symboles de l’organisation.

Briefing sécu, briefing sanitaire, briefing comm, la machine est bien huilée. On m’a trouvé une place dans une voiture pour le lendemain. Départ 5h30 pour Guéckedou, le foyer de l’épidémie. La route est en (très) mauvais état mais le paysage est splendide. Collines,  vallées encaissées, villages carte postale et gros camions brinquebalants sur des restes de goudron.

14h00, changement de voiture (un "kiss" dans la jargon MSF). On échange les chargements, les passagers et quelques infos. Karim, notre nouveau chauffeur nous annonce la couleur : "Y’a plus de salutation là-bas, on dit bonjour comme ça en levant la main…". Après un éclat de rire qui cache mal son anxiété, il ajoute "Tu peux pas compter combien de fois tu te laves les mains par jour et tu dois te chlorer tout le temps. Tellement que toi-même tu sens le chlore. "

Bizarre, depuis mon arrivée, je n’ai entendu aucun Guinéen nommer la maladie. Comme une façon de conjurer le sort.

La radio crépite. Changement de programme. Véronique, l’infirmière qui m’accompagnait dans la voiture est rappelée d’urgence  à Conakry, quatre cas ont été confirmés à l’hôpital Donka à Conakry. "Mais qu’est-ce qui arrive à notre pays ? C’est grave !" lache Karim. La situation se complique visiblement. Je continue la route avec Karim et Serge.

Arrivé à Guéckedou, je découvre …

Après deux jours de discussion avec les patients et breifing sur les précautions à prendre, l’équipe se sent prête à m’emmener dans la zone à haut risque (isolation unit).

… to be continued

Voir le résultat ? BBCCNNFrance 2Al JazeeraAFPEuronewsVice News,  Afrika TV Net, ...

Inside Mae La

MaeLaEn 2009, après plusieurs semaines de tractation,  j’obtenais l’autorisation de passer deux jours et une nuit à Mae La (camps de réfugiés Birman à la frontière Thaïlandaise) pour réaliser un reportage photo sur le travail d’Aide Médicale Internationale.

Première Urgence – Aide Médicale Internationale (PU-AMI) a sélectionné une de ces photos pour une exposition sur"L’action humanitaire en images". Une belle reconnaissance de ce travail jusque là resté un peu dans l’ombre.

Leviathan

Embarquement pour une immersion documentaire sur un bateau de pèche industrielle. Un film qui bouscule les codes documentaires et écarte la narration au profit d’une expérience visuelle  brute et sans détour.

Enfin, c’est ce que j’imagine (d’après la bande-annonce et quelques articles mitigés sur ce film). Leviathan n’est pas distribué chez nous mais est résolument à voir sur grand écran, si quelqu’un a une piste, je suis preneur.

Une bière avec Philibert

Nicolas Philibert était à Mons  (hum, y’a 3 semaines déjà, pas eu le temps poster plus tôt…) pour présenter  "La Maison de la radio", son dernier long métrage documentaire.

Filmer la radio, et mettre en images ces voix qui se jouent tellement de notre imaginaire, est un pari plutôt casse-gueule relevé ici haut la main par le réalisateur d’Etre et avoir.

Finis les compris, le réalisateur opère désormais à la caméra et au montage et réussi -presque tout seul- un documentaire rythmé, drôle et immersif.

Aux stars du micro, il préfère les techniciens, journalistes, réalisateurs, les musiciens, chanteurs, et bien sûr le public aux oreilles aguerries… Le hors-champ fonctionne à merveille lorsqu’il nous montre le visage – expressif à souhait – de cette réalisatrice en pleine direction d’acteur. Dudit acteur on n’étendra que la voix (comme pour le technicien dont on ne voit que la moustache) et ça fonctionne à merveille. Le montage  bondit d’un personnage, d’un studio à l’autre et enchaine avec humour, façon zapping. Le cinéaste nous offre également une superbe séquence de silence à travers la somme de ces petits moments où animateurs, journalistes, orchestres, public… sont, pour un instant, le nez au vent, pendus au top départ de l’enregistrement.

Après la projection, traditionnel question-réponse avec un Nicoals Phillibert déconcertant de simplicité et d’humilité. On sort donc enchanté et la conscience heureuse d’avoir soutenu le vrai cinéma documentaire et pour fêter ça, on s’offre une petite spéciale sur notre charmante place de Mons. Mais alors qu’on commande (déjà) la deuxième, un petit bonhomme déambule l’air perdu à la recherche d’une table. Nicolas Philibert évidemment !

Il va sans dire qu’on lui a offert une bière et les yeux (et les oreilles) émerveillés, on l’a écouté parler de cinéma pendant une heure et demi. Il ensuite reparti tranquillement en nous souhaitant le meilleur pour la suite.

Pour fêter cette belle rencontre, on a repris une spéciale…


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J’ai vu "Searching for sugar man"

Un an après tout le monde, je me suis enfin décidé à aller voir le fameux "Searching for Sugar Man" (oscar documentaire 2013). En salle s’il vous plait, dans le dernier cinéma qui le propose à Bruxelles, à savoir l’Aventure. Petite salle intimiste, genre 50 places et un écran de 3m de large, ambiance idéale pour un bon moment. Et j’ai pas été déçu !

Quelle histoire incroyable et quel plaisir de la voir mise en images. Superbes plans, des travelling diablement efficaces et cette musique qui transforme tout en rêves…

Un tout bon moment de cinéma dont on sort avec le sourire, comme promis.